FAQ São Tome … des question qu’on peut se poser

On a essayé de rassembler ici des réponses à des questions qu’on a pu se poser ou qu’on aurait pu se poser …. n’hésitez pas à nous en poser d’autres si on peut y répondre, elles viendront s’ajouter !

On parle quelle langue ? La langue officielle ici est le portugais, si tu le parles, ce voyage prendra une autre dimension. Dès qu’on peut se comprendre vraiment, ça change la donne. Que ce soit dans les roças, sur le bord des routes, en stop dès que les gens ont vu qu’on parlait portugais, ils étaient ravis de pouvoir échanger, discuter, nous montrer des choses, faire un bout de chemin, rire…et de notre côté il faut reconnaître que cela nous a aidés à nous débrouiller pour trouver les adresses, notre chemin, entrer en contact. L’anglais est vraiment peu parlé (même chez les guides ….). Finalement le français est plus courant que l’anglais sur l’île, car São Tome se trouve dans une zone francophone ( Gabon, Congo, Cameroun) la France participe donc à pas mal d’actions et de financements, de ce fait l’île se trouve englobée dans cette dynamique. La 2ème langue à l’école c’est le français … bon ne vous attendez pas non plus à être compris partout mais vous pourrez échanger quelques mots !

Existe-t-il des guides de voyage ? Le seul trouvé en français est le petit futé Gabon qui comprend aussi une partie sur São Tome, pour l’avoir feuilleté il n’est pas extra et assez succinct mais c’est mieux que rien. Si vous lisez le portugais, le Tropics Pocket est assez sympa et bien fait. Certaines infos (comme des restos) ne sont plus d’actualité mais dans l’ensemble c’est correct.

Comment y aller ? Alors là ce n’est pas compliqué, le seul moyen en partant du continent (de Lisbonne) c’est la TAP Portugal qui effectue un vol en 5h30 pour le Ghana, escale d’1h (on reste dans l’avion) puis 1h30 du Ghana à São Tome. L’avion n’est absolument pas confortable, il s’agit du même avion que celui qui fait les liaisons Paris-Lisbonne, sauf que là tu passes 8h dedans !! Pas de place pour manger, pas de place pour dormir, pas d’écran pour s’occuper, le personnel de bord est sympa mais vite dépassé par les événements car l’avion n’est pas du tout adapté à des longs courriers. Et pour couronner le tout, à l’aller comme au retour il y a pas mal de turbulences ….

Visa or no visa ? Les européens qui font un séjour jusqu’à 14 jours sont dispensés de visa. Au-delà, il faut faire une demande soit auprès des ambassades, soit, plus facile, sur Internet : http://www.smf.st/virtualvisa/. On reçoit un document autorisant le séjour et une fois arrivé sur place, le visa est délivré par les autorités (attention à l’arrivée à l’aéroport c’est un peu le désordre … normalement il n’y a qu’une file d’attente pour passer aux guichets – que tu aies besoin d’un visa ou non il faudra y passer la différence c’est que si tu fais un visa, tu paies – mais rapidement des personnes vont faire passer d’autres personnes en « priorité » … ce qui fait que si tu ne connais personne et que personne ne t’attend, bah même si tu étais au milieu de la file, tu passeras en dernier … ça peut facilement prendre 1h – 1h30 … Bem vindo !). Le visa coûte 20€/personne, à payer en espèces et sur place. Et bonne nouvelle, les frais de sortie n’existent plus !

Combien de temps rester ? On a croisé des gens qui étaient là pour 1 semaine, qui dormaient à São Tome Cidade et faisaient des allers-retours tous les jours et qui ont eu l’impression d’avoir tout vu … nous, nous sommes restés 3 semaines et il y a des choses que nous n’avons pas vues … donc tout dépend de ce qu’on attend de ce voyage… Ce qu’on peut dire c’est qu’on ne regrette pas d’être restés 3 semaines sur l’île, que nous aurions pu y rester encore 1 semaine sans nous ennuyer un instant, qu’on a pris le temps de découvrir, de vivre au rythme local et de nous poser. Honnêtement, passer moins de 10 jours sur l’île nous paraît vraiment dommage. Une île c’est un autre temps et ça, ça se vit….

Et Principe ? Nous avons fait le choix de ne pas y aller cette fois car cela aurait trop coupé notre séjour sur São Tome (2 jours pour l’avion puis au moins 5 jours sur place …), nous y consacrerons un autre voyage car nous avons vraiment envie d’y retourner. Pour accéder à Principe que 2 solutions : l’avion mais il faut savoir que la compagnie aérienne est classée sur liste noire en Europe … ou le bateau mais il paraît qu’il faut avoir le cœur bien accroché, ça tangue et c’est long … nous nous pencherons sur la question en temps voulu …

Faut-il un guide/chauffeur ? La majorité des voyageurs que nous avons rencontrés voyageait avec un guide et/ou un chauffeur. Les deux raisons le plus souvent invoquées sont le manque d’information pour organiser son voyage et les difficultés d’échanges puisque sur place l’anglais est peu pratiqué… mais honnêtement cela reste toute à fait faisable. La plus grande galère c’est de trouver ce qu’on cherche car peu d’indication mais il y a toujours quelqu’un pour vous renseigner ! N’hésitez pas à vous lancer à l’aventure, ça n’a en fait rien de compliqué ! C’est globalement assez safe, il faut juste éviter les roças après 16h et la nuit faire attention dans São Tome Cidade. Niveau guide nous avons eu l’occasion de croiser Adilson (souvent recommandé sur les forums), il parle bien français, est très sympa et les personnes rencontrées étaient très satisfaites. Nous avons aussi rencontré des voyageurs qui faisaient route avec José (cité dans le Petit Futé) et qui étaient ravis.

Faut-il louer une voiture ? Nous avons croisé (via les voyageurs avec qui nous avons fait connaissance) 4 façons de faire :

  • Passer son séjour au club Santana ou Pestana : ceux-là nous les avons vus à l’aéroport le 1er et le dernier jour … la navette du club vient te chercher et après bah c’est comme n’importe quel club… chacun son voyage, ce n’est pas notre conception mais chacun est libre.
  • Voyage avec un chauffeur/guide (comme Adilson ou José). C’est la majorité des voyageurs que nous avons rencontrés. L’avantage est qu’on ne s’occupe de rien, pas d’intendance, tout est pris en charge et pour ceux qui ne parlent pas portugais c’est plus simple. En revanche, on a constaté qu’ils faisaient tous les mêmes tours, ce qui signifie que ce n’est pas parce que tu prends un guide local que tu verras des choses différentes, ils ont tous les mêmes circuits. Nous, nous trouvons que cette option empêche un peu la rencontre, la spontanéité et est trop organisée pour nous, mais cela reste une bonne solution pour ceux qui n’ont pas envie de se prendre la tête avec l’organisation, trouver les hébergements, la bonne route, se faire comprendre ….Il faut compter +/- 80€/jour voiture+guide.
  • Louer sa voiture et à l’aventure : c’est l’option que nous avons choisie et nous, on adore, on se sent libre et on peut faire notre programme au jour le jour …. Nous avons loué notre voiture avec Tortuga (stp@gmail.com), Suzuki Jimny 1.3, parfait pour nous, très bon état, 28€/jour (car nous l’avons louée 18 jours donc nous avons eu un prix). Niveau essence, il faut anticiper un peu car on n’en trouve pas partout : stations dans São Tome (la station-service centrale est moins cher) ensuite on en trouve à Santana ou à Trinidade.
  • Voyager avec les mini-bus locaux : nous avons croisé un couple qui avait visité l’île pendant 15 jours sans voiture (ni guide ou chauffeur) mais avec les transports en commun. C’est évidemment super sympa niveau rencontre (et super économique). En revanche, il faut savoir qu’il n’y a pas d’horaire et que s’il est plein, il faudra attendre le suivant qui viendra … bientôt ….. donc c’est un mode de transport super mais assez chronophage, encore qu’on puisse considérer qu’en fait cela fait partie du voyage ! Les mini bus n’existent que là où les gens vivent donc pas dans le centre de l’île. Pour visiter les roças, les plantations, se rendre aux cascades … il faudra envisager le taxi (de même pour les plages du sud). L’idée est sympa, il faut simplement accepter de passer du temps à attendre au bord de la route et savoir patienter. Le top serait peut-être de coupler la loc de voiture pour plus de liberté et voir plus de choses + les mini-bus pour les rencontres et la vie locale.

Peut-on dormir toujours au même endroit ? On t’explique notre point de vue ici

Quel temps fait-il ? Nous étions à São Tome du 24 janvier au 11 février, normalement pendant la saison sèche dite Gravanito. Néanmoins nous avons eu 2 journées de grosse pluie non-stop et 2 1/2 journées de grosse pluie. Pour le reste il ne faisait pas trop chaud, mais très humide. Et le ciel était souvent nuageux, ce qui fait que nos photos ne rendent pas toujours hommage à la beauté de l’île …

Quelle heure est-il à São Tome ? On est sur le même créneau horaire que Lisbonne, donc -1h par rapport à Paris.

Comment se repérer sur les routes ? Niveau routes principales c’est hyper simple, il n’y en a pas pléthore …. Ça se complique nettement quand tu recherches les petites roças, les cascades, les randos car pas de panneau et la carte touristique est plutôt basique. Notre conseil est d’acheter la carte touristique du guide portugais Pocket Tropics (3€) qui est en vente quelque fois au supermarché du centre, à côté de la station essence, ou au magasin d’artisanat local à côté de la banque centrale. Le Mucumbli vend également une carte qu’ils ont faite à 4€. Et de télécharger la carte de São Tome avec Mapsme.

Argent et change ? En janvier 2017, 1 € = 24 500 dobras si change dans la banque et 25 000 dobras si change dans la rue. On peut aisément échanger à la station-service centrale de São Tome Cidade et, selon la personne de la banque centrale, c’est safe 100%. Le soucis c’est que tu te retrouves avec des millions de dobras, et du coup on ne se voyait pas recompter nos millions de dobras dans la rue … pour le peu de différence, nous l’avons fait à la banque centrale. En revanche, n’espérez pas payer en carte internationale, c’est mort. De même, venez avec du liquide car nous avons croisé plusieurs voyageurs qui pensaient retirer sur place et ils ont passé des ½ journées à la banque centrale pour y arriver …mieux vaut arriver avec vos € en espèces !

Niveau cadeau, on rapporte quoi ? La spécialité de l’île c’est clairement le cacao : le meilleur endroit pour acheter le fameux chocolat de Claudio c’est le supermarché CKDO, meilleur prix de l’île. Ensuite on peut trouver des épices, des bananes séchées, des alcools … à l’épicerie Quarterra (à São Tome Cidade sur la route vers Trinité), au petit magasin à côté de la banque centrale ou au supermarché. En revanche, en termes d’artisanat local c’est plus compliqué, on peut acheter de beaux masques en bois originaux à Saudade (Casa dos Negreiros) ou sur la route avant la roça São Jão dos Angolares. Si vous voulez acheter du tissu « africain », plein de petites boutiques en vendent dans les villages mais il n’est pas de l’île, il vient souvent du Togo ou du Cameroun.

Boleio, Boleio, c’est quoi ?  Le stop est très courant sur l’île, vous vous rendrez compte rapidement que très peu de locaux a des voitures (en dehors de la capitale). Du coup les gens marchent beaucoup (quelque fois plusieurs heures pour aller ou revenir des roças où ils travaillent) sur le bord de la route. Ils seront toujours ravis de faire un bout de route avec vous, n’hésitez pas à répondre au « boleio », ils vous en seront extrêmement reconnaissants et seront ravis de vous raconter un petit bout de leur histoire. Les enfants, qui doivent également marcher plusieurs km pour aller et revenir de l’école, vous solliciteront souvent, n’hésitez pas à les avancer un peu, leurs sourires vaudront bien un petit détour !

Les oursins ? ça paraît un peu bête mais on vous conseille vraiment d’apporter des chaussures de mer car nous avons fait l’expérience des oursins et c’est très désagréable !

Une roça, c’est quoi ? Les roças sont les anciennes exploitations de cacao (principalement même s’il y en a quelques unes pour le café et pour l’huile de palme) mises en place lors de la colonisation portugaise. Après l’indépendance de São Tome, en 1975 et plus encore après que le gouvernement a décidé de nationaliser les terres, les portugais ont peu à peu quitté l’île et abandonné les roças. Ces domaines sont tombés à l’abandon, l’activité de cacao a diminué et aujourd’hui seules certaines sont en activité. L’état autorise les gens à habiter dans les anciennes maisons des esclaves/ouvriers  gratuitement en revanche ils n’ont pas le droit de s’installer dans les maisons de maître. De ce fait, les maisons sont extrêmement délabrées. L’ensemble donne des petits villages, habités par des personnes pauvres qui vivent dans des conditions d’hygiène très limites. Ici pas d’eau courante, pas d’électricité, pas de cuisine, pas d’isolation, on vit au milieu de bâtiments qui s’écroulent, dans des petits espaces collectifs. Mais pour autant cela ne pose de problème pour aller à la rencontre des gens qui y vivent et visiter les roças…. En respectant certaines règles :

  • lors de la période basse du travail du cacao (comme janvier) les ouvriers ont peu de travail, ils passent donc pas mal de temps à s’alcooliser. Il est déconseillé de se rendre dans les roças après 16h. Les São Tomenses sont plutôt calmes et chaleureux mais sous l’effet de groupe et de l’alcool, la situation peut dégénérer. Des contre maîtres ou responsables nous l’ont déconseillé.
  • ne pas arriver avec la voiture, traverser la roça en voiture, faire des photos en baissant les vitres et repartir (on l’a vu faire, avec des chauffeurs-guides en plus !!). On n’est pas dans un zoo… Notre technique était de laisser la voiture avant l’entrée de la roça et de venir à pieds tranquillement, toujours demander la permission avant d’entrer (il y a toujours des personnes qui sont là et qui vous répondront), idem pour prendre des photos, nous avons toujours demandé la permission (et souvent on nous a dit ok mais ne prenez pas les personnes en photo, ce que nous avons respecté, les photos faites ont été faites avec l’accord des gens) et de discuter avec les gens, ne pas seulement entrer pour faire des photos et repartir. Les roças sont pleines de vie, d’Histoire. Et la plupart du temps, il y a quelqu’un qui va se présenter et vous proposez de vous faire la visite de façon informelle, moyennant quelques dobras (mais c’est sans abus, souvent vous donnez ce que vous voulez et il n’y a pas de soucis).

Pourquoi il ne faut rien donner aux enfants (ou aux adultes) ? São Tome est un endroit encore protégé du tourisme. Les mauvais habitudes n’ont pas encore été prises … si les enfants vous demandent quelque chose ce sera soit de les prendre en stop pour les rapprocher de leur école ou de chez eux, soit « doce doce », c’est-à-dire des bonbons. Mais il ne faut pas leur donner tout d’abord parce que ce n’est pas une bonne hygiène alimentaire (aujourd’hui les enfants se régalent des fruits de la passion, des fruits du jacquier et des bananes qu’ils cueillent dans les arbres et cela serait dommage de leur faire prendre de mauvaises habitudes). Ensuite parce que tous ces bonbons emballés dans du plastique et des sachets verront leurs emballages jonchés le sol si tout le monde se met à en distribuer … et surtout parce qu’on commence par des bonbons et on termine par des « money, money » …. Les guides que nous avons eus (via le Mucumbli ou au jardin botanique) nous ont eux-mêmes demandé de ne rien donner, de ne pas habituer les enfants à ça …

São Tome, une île paradisiaque ? Oui et non … Nous avons croisé des personnes déçues par les plages et même d’autres choquées par la pauvreté si visible sur l’île … en fait São Tome ce n’est pas l’image de l’île tropicale comme on peut la voir depuis l’Europe: les palmiers, les plages, la mer chaude, la danse, les gens qui sourient, le farniente …São Tome est une île assez sauvage, nature et vraie: la végétation est luxuriante, et quand tu poses un pied sur un endroit vert, il faut te dire qu’il doit beaucoup pleuvoir …, les plages sont belles mais pas exceptionnelles, si tu viens pour le côté farniente sur la plage, ça va être la déception car il y a peu d’infrastructures sur les plages et elles ne sont pas non plus incroyables. Et surtout, oui la population est pauvre et ici elle n’est pas cachée, quand tu voyages sur l’île, tu es au contact des gens qui vivent là, dans des conditions difficiles, qui doivent marcher pour aller faire leur vaisselle à l’eau potable du coin, qui doivent aller faire leur lessive dans la rivière la plus proche, qui n’ont pas d’électricité, qui vivent dans des maisons de bric et de broc, les règles d’hygiène sont plus que limites… ça casse le côté carte postale. A São Tome tu ne peux pas dire, comme on l’entend souvent,  » ici ils sont heureux, ils n’ont besoin de rien, ils vivent bien ». Non la pauvreté saute aux yeux. Mais elle n’est pas non plus larmoyante. Ici c’est l’Afrique, c’est une île, on chante, on rit de bon coeur avec toi, on partage des moments pour peu qu’on se donne la peine de communiquer avec eux. São Tome c’est une île vraie à prendre comme elle est. Pour nous c’est un vrai coup de cœur !

4 Replies to “FAQ São Tome … des question qu’on peut se poser”

  1. Tout a été dit, une petite précision quant aux dons : les donner à une Sœur d’une église ou à un orphelinat, mais c’est vrai, comme partout ailleurs, ne JAMAIS rien donner directement, ni aux enfants, ni aux adultes (risque de conflit entre eux …)
    Les habitants sont super gentils, ne vous demandent rien, ils aiment rire, danser, partager de bons moments avec vous….
    Nous avons adoré, nous y retournerons….et Adilson est un guide parfait !
    Il faut absolument préserver cette île magnifique et éviter un tourisme de masse.

    1. Oui on est d’accord, ce qu’on pense être une bonne action est en fait le contraire …. et à São Tome les mauvais habitudes ne sont pas encore prises (il y a bien quelques enfants qui réclament des bonbons mais jamais avec insistance) espérons que cela n’arrive jamais… Oui nous y aussi nous y retournerons ….

  2. Bonjour.
    Je pars en indépendant pour les vacances de Noël, j’aimerai randonner et j’ai bien compris que les sentiers n’étaient pas faciles à trouver. Est-il nécessaire de réserver avant ou peut trouver sur place des guides dispo qui vous proposent de vous accompagner par exemple pour le Logo Amélia?
    Merci d’avance de votre réponse.
    Catherine.

    1. Bonjour
      Désolée nous sommes en voyage et je n’ai pas checké assez rapidement mes messages …. j’espère que votre voyage à Sao Tome s’est bien passé. Cordialement

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